mercredi 21 janvier 2015

en-robées (layette inside)

Salut, longtemps que je n'avais pas donné de mes nouvelles; j'ai au moins deux tenues de retard qui ont servi pour la danse histo; je n'oublies pas, je vais essayer de vous les présenter bientôt. La grossesse m'a transformée en baleine léthargique qui a terriblement la flemme de se mettre dans des sous-vêtements d'époques et des robes assorties... Néanmoins si vous êtes curieux vous les apercevrez sur le blog de mon association: valdatours.blogspot.fr

En attendant voici quelques nouvelles perso: je termine gentiment mon septième mois de grossesse au chaud chez moi car ma fille se blottit très bas en moi ce qui provoque quelques symptômes physiques gênants pour conduire, marcher, danser, se tenir à un bureau.... et ce qui pourrait si je continuais au même rythme nous amener à nous rencontrer beaucoup plus tôt que prévu.
En conséquence j'essaie de me reposer (j'y suis,de fait, vite obligée) et de continuer à sortir un peu quand même.
C'était donc le bon moment pour commencer à coudre quelques petites robes. J'en ai aussi presque finie une pour moi mais honnêtement je ne sais pas si c'est la robe ou moi (je veux dire le changement rapide de silhouette, tout ça, tout ça) mais j'ai du mal à l'aimer et à la terminer, alors je ne montre pas pour le moment.

Sachant cela vous avez trente secondes pour fuir si les robes-layette ne font pas frémir vos ovaires ou si vous vous sentez opressée par le plaisir que je vais montrer à coudre ces modèles-réduits ;-)
Blague à part je ne prône pas l'obligation de bonheur ou de la couturière à fabriquer le fameux trousseau de naissance. Je ne sais pas moi-même qu'elle sera ma réaction à l'arrivée de ma fille; ce que je sais pour le moment c'est que c'est vraiment amusant et jouissif pour moi de coudre des petites robes.
D'abord parce que ça permet d'utiliser à bon escient des chutes de tissus dont je ne savais pas quoi faire et que je ne voulais pas jeter car j'ai un amour immodéré pour mes tissus. Et des chutes, moi, avec ma grande taille, j'en ai souvent... en plus ça permet aussi d'utiliser des tissus, des couleurs, des rubans qu'on oserait, nous, adultes, pas porter.
Enfin, même en s'appliquant c'est hyper-plus-vite-fait que lorsque je couds pour moi (oui je sais certaines cousent des robes en un jour, mais en grande taille et avec un bon niveau de finition, pour moi c'est IMPOSSIBLE). Même pour un bébé, là il me faut au moins trois ou quatre après-midi (du temps d'une femme enceinte).

Trève de blabla entrons dans le vif du sujet; d'abord le patron... ben là à part à vous débrouiller, je ne saurais vous aider; j'ai fouiné partout; j'en ai déniché quelques uns mais celui que j'ai testé, bien écrit layette; propose des tailles qui me semblent bien plus proche du 1 an que du 1 mois... donc j'ai récupéré un patron d'après le trousseau fabriqué par ma grand-mère pour ma mère et après, improvisation !!
Ensuite le tissu.........ah (soupir d'amour) !
C'est le tissu que j'ai utilisé pour ma robe secrète... laissez-moi vous expliquer.

J'ai quatre obssessions-amours-irrationnels pour les tissus, dans l'ordre:
1. le coton imprimé
2. l'imprimé cachemire (toutes couleurs)
3. les carreaux de couleurs
4. le liberty, les fleurs
et chez nos amis d'Indigotex (qui sont en maintenance, j'espère que le site va réouvrir un jour) il y a quelques mois j'ai déniché le tissu magique qui réunissait mes trois premiers critères....

Première robe en taille naissance-1 mois, taille haute, boutons... tout simple.
Bon ben vous vous tordrez la tête bloger refuse de me mettre cette image dans le bon sens... 

 Le dos boutonné et avec la petite ceinture à nouer.

devant la ceinture est fixée et cache la couture de jonction entre corsage et jupe.

Là juste pour vous montrer que je suis toujours une catastrophe en boutonnieres.. 

Et puis l'envers parce que je m'applique particulièrement, un bébé ça a la peau plutôt fragile....


Une mini-machine électrique me permet de border les coutures par un petit point zigzag... et monter les manches, même à la main sur du tout petit comme ça, c'est un défi, croyez-moi ! 

Voilà pour la première et maintenant la seconde en taille 3 mois et ma 4e obsession (qui n'est pas que la mienne, j'ai pu le constater avec amusement à certains cadeaux qu'on m'a offerts! ) :



fermeture presque invisible ! je progresse... 

bon, en fait je me suis juste rappelée que j'avais des pressions et que c'est quand même plus facile à enfiler à un truc qui remue...

Et comme d'habitude, l'envers du décor. 





lundi 28 juillet 2014

Tutu y es-tu ?

Bon voilà, premier post moderne. Il n'y a pas que la mode historique qui 'intéresse, j'adore aussi la mode récente. J'affectionne en particulier les looks originaux, colorés et presque extravagants. Après tout quand on est plus-size on nous remarque, quoi qu'on porte, alors autant ne pas se priver niveau couleurs et originalité. Je crois, mais c'est mon point de vue, qu'il ne sert à rien d'envisager l'ide de se planquer sous des vêtements: le noir n'amincit pas plus que ça, le gris ne rend pas transparente, les vêtements amples ne cachent pas les formes...
Or s'habiller quand on est grosse doit se réfléchir, non pas parce que c'est difficile (on n'a quand même plein d'enseignes à notre disposition maintenant) mais parce que la société ne nous pardonnera pas de ne pas nous "arranger", nous "mettre en valeur". C'est une pensée de masse qui considère que partant avec une forme de handicap une grosse doit essayer de le compenser en soignant son look; ça peut être agaçant, pour ma part j'ai pris le parti d'en faire un jeu, un amusement.
Je ne me refuse pratiquement plus rien considérant que pour qu'un vêtement m'aille il suffit d'être attentive aux formes, volumes, couleur... Or depuis longtemps j'avais envie (à cause de mon amour du ballet sans doute) d'une jupe tutu tout ce qu'il y a de plus meringue, rose à plusieurs épaisseurs. Et puis j'ai fini par tomber sur une en solde (parce que ça coûte cher ces jupes, en général) chez Go Sport qui vendait cette année les vêtements de "danse" de la marque Danceskin. D'ailleurs leurs ballerines très peu chères, originales et souples m'ont aussi séduite.
Alors bon, la plupart des gens réagiront en se disant: mauvaise idée ! Quand on est grosse la jupe tutu ça va forcément grossir ! ça va faire meringue ! ....  eh bien je dis non! On peut le porter !
Mais comment le porter ?
Réponse: avec humour !







Jupe: Danceskin chez Go Sport, Top: Asos Curve, 
Chaussures: Gémo, Collier: Bala Boosté chez Galleries Lafayettes. 



Encore merci à Chris sans qui ces trois posts n'auraient eu que des photos d'intérieur ! 

samedi 26 juillet 2014

Robe liberty-liberté

Voilà un second projet auquel je tenais beaucoup. Je fonctionne par coups de coeur sur les tissus, quand j'en vois un j'imagine tout de suite ce que je vais en faire et impossible pour moi de m'en servir pour autre chose. Ce tissu-là je l'ai aimé au premier regard... oui encore du coton imprimé (c'est ma maniaquerie à moi) mais de très belle qualité que j'avais trouvé chez un tout petit revendeur à Chelles. Il était cher et j'en avais pris peu (pour ma taille): 2m50. Mais sa tenue était magnifique, au premier lavage il n'a pas déteint, ne s'est pas décoloré.
Je disais donc que quand je l'ai vu j'ai tout de suite su quoi en faire: une robe de libération, des années 40, une robe modeste de paysanne endimanchée. Et le truc amusant c'est que le tissu portait le nom de "japonais des années 40" en anglais. J'ai patiemment attendu deux ans avant de me lancer et je ne suis pas déçue.

J'ai un peu navigué à vue à partir de photos d'inspiration, je m'excuse d'avance pour les sources, impossible de remettre la main dessus, merci pinterest !
Les deux robes à fleurs du centre !

Encore du petit motif pour la dame au vélo. 

Et une facette de la libération qu'on oublie parfois de mentionner mais criante de vérité. 

Voilà, par rapport à ces robes j'ai du "aménager" un peu par rapport à ma plus size: concrètement j'ai du réduire la longueur de buste en rabotant la largeur de la ceinture. J'ai aussi du élargir un peu la jupe, rajouter quelques fronces pour planquer mon bourrelet de ventre.

C'est une robe d'été donc pas de doublure, en plus le tissu est très opaque; couture essentiellement machine à part quelques détails.

Construction:
devant avec les empiècements. 

couture d'épaules avec fronces. 

Ceinture et fermeture éclair. 

dos avec pince centrale. 

Poches que j'ai cousues à la main, je suis plutôt contente car entre l'ourlet en haut fait à la machine et le reste fait à la main pas beaucoup de différence. 
Enfin j'avais un problème de taille (au sens figuré et au sens propre) avec la jupe. Je devais l'élargir mais pas moyen de faire une pièce de plus ou des pièces plus larges dans ma longueur de tissu. Alors j'ai cogité quelques jours et puis j'ai abouti à une évidence, un tissu comme ça, en 1945 on ne l'aurait pas gaspillé, on n'aurait pas renoncé à une robe pour quelques centimètres en moins... alors que faire ? Mais piécer, évidemment !! Alors ni une ni deux avec les tout petits morceaux restants j'ai crée deux pièces de jupes de côté. 
Démonstration à l'envers: 
Et voilà le tout porté dans le joli jardin de Chris: 







Les détails portés: 




Et puis mon piéçage quasi-invisible: 

Voilà, c'est tout pour le moment côté couture, le prochain post sera moderne ! Il répondra à la question: comment porter une jupe tutu rose en plus-size sans trop s'approcher d'une meringue. 







vendredi 25 juillet 2014

Spencer à fleurs...

Voici la réalisation d'un bout d'un projet qui me tenait très à cœur et que j'ai lâchement repoussé toute l'année trop prise par divers projets plus pressés.
Je commence par les inspirations. Cela faisait assez longtemps que j'avais repéré une époque de transition qui m'intéressait autour de 1820; j'étais très intriguée par ces longues manches incurvées et impossible de visualiser ce que ça pouvait donner sur un bras. Et comme je suis une grande malade du coton imprimé et en particulier de l'imprimé cachemire (j'ai encore trois tissus différents en stock) je me suis jetée sur ce projet avec entrain.
Au départ je voulais une robe... et puis finalement je préfère un spencer indépendant, d'abord parce que ça m'a permis de me lâcher sur la ceinture passepoilée et parce que je peux le porter sur tout. La jupe viendra plus tard.

Voici ce qui m'a inspiré:
Museum at FIT comme écrit dessus, 1820, coton imprimé, col-châle indépendant, robe. 

Lien plus incertain: peoplescollections; trouvé sur pinterest. 
MET, coton imprimé, 1820. 

Pour me "laver" de mes projets rapido-pas-très-histo de ces derniers temps j'ai décidé de tout faire à la main, oui tout  et en point arrière, s'il vous plaît ! Petit bout par petit bout en soignant l'extérieur et l'intérieur du projet; voici les photos de constructions: 
 Fente des poignets en cours de montage.

Et montée avec bordure en passepoil. 


Ceinture en cours de préparation. 

intérieur du spencer doublé en coton uni, toutes les coutures sont rabattues et fixées à la doublure. 

l'intérieur des manches, coutures surfilées. 

 col avec petit volant. 

ceinture et agrafes, 14 sur cette petite surface et 3 par poignet, c'est beaucoup. 

 volant du col. 

Et porté ça donne quoi ? ça vient ! ça vient ! Merci à ma Super photographe du jour, Chris ! Grâce à elle vous aurez un autre post dans le week-end ! Désolée pour la coiffure, la flemme de me peigner mieux que ça et j'ai photographié plusieurs tenues le même jour de différentes époques...






détails: 


Le col volanté. 

les poignets. 

 La ceinture. 

 et le dos. 


 enfin la super grosse manche! 

Voilà pour cette fois, de retour très vite pour une fois avec une robe.