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lundi 20 mai 2013

J'ai le "blouse" !

Longtemps que je n'ai pas écrit ici, je manque de temps, j'ai beaucoup de travail et quelques projets sont en attente d'être publiés ou terminés... bref aucune logique dans mon ordre de publication. Aujourd'hui un petit zoom sur la blouse que j'ai confectionné pour aller dans la tenue "Crinoline de voyage" sur laquelle je travaille depuis septembre sans espérer finir avant longtemps...

D'abord un peu d'inspiration.
 Tout le monde connaît la célèbre "blouse Garibaldi", on en trouve même des patrons sur des sites de reproduction. J'avais d'ailleurs protesté après une connaissance sur Facebook sur le côté "c'est si facile !", mais c'est vrai que c'est une pièce de vêtement très simple, que les reproduction de patron proposées sont aussi très simples...et pourtant ! D'abord je l'accorde c'est une recherche assez difficile à mener, les pièces conservées ne sont pas si nombreuses, elles sont souvent photographiées à plat, sous un seul angle; ce n'est donc pas évident de se faire une idée de comment c'était fait. A moins, bien sûr de posséder des magasines d'époque, et encore, on y trouve souvent la gravure mais en aucun cas l'explication, comme si c'était si facile et si répandu qu'il n'était pas utile d'en fournir une description.
Néanmoins comme j'accorde beaucoup d'importance à ce projet de longue haleine j'étais parti dans une optique de "sérieux" et davantage de reconstitution que d'ordinaire et j'ai donc cherché à comprendre les détails de fabrication.

Idée reçue numéro 1: c'est comme une chemise d'homme, la preuve, ça blouse à la taille, ça plisse. C'est donc un vague truc très large à la taille qu'on rentre dans sa ceinture de jupe. Râté ! Le plus grosse découverte pour moi résidait dans ce fait. Aucune des blouses trouvées dans les musées n'est comme cela; non, elles possèdent toutes des lignes de tailles, des ceintures et donc des plis crées par avance, d'ailleurs j'aurais pu m'en douter vu que cette petite ceinture plate dépasse sur la photo au-dessus; mais regardons en détail une blouse conservée au MET: ici

d'ailleurs on devine aussi la présence d'un petit crochet pour tenir cette taille accrochée par-dessus la dentelle décorative. 

Détail numéro 2: Les coutures ! La plupart de ces blouses sont transparentes et donc il est hors de question de faire des rentrés de couture sale, moches, qui se verraient à travers: 
regardez ici les couture du dos, des épaules et l'ourlet, c'est beau, c'est propre ! 

Détail numéro 3: Le col; le col a beaucoup changé, évolué au cours de la période que je visais, de toutes manières tous les types de col ont du subsister vu que les vêtements duraient en ce temps-là et que la blouse est une valeur sûre qu'on a sûrement réutilisé très souvent. Je me suis inspirée d'une gravure du Moniteur des modes qui présentait un noeud: 
Détail numéro 4: le saint passepoil ! Quand on veut faire du propre, du beau et du raffiné on adore ça, et on en voit partout: 
Sur ce magnifique corsage présenté sur le blog suivant: All the pretty dresses

et là aussi pour border la couture des manches: 
Détail numéro 5: les rubans et les manches: M'est donc venue l'idée d'associer des passe-rubans, des rubans en velours noirs à la chemise comme sur ces deux exemples 
à voir ici 

du MET; ici. 

et enfin d'autres exemples de blouses très jolies, les deux première trouvées dans la base du MET et la dernière au MFA de Boston: 


Et oui, c'est bien, qu'est-ce que ça donne ? Eh bien un travail entièrement à la main, long et minutieux avec quelques libertés prises avec la coupe n'ayant aucun modèle très précis. Je n'ai pas encore trouvé de bouton en matière naturelle, ils sont donc en plastique (oui, bof ! je sais), je me risquerais à les recouvrir par une dentelle comme sur l'exemple plus haut, ou je les remplacerai par des boutons métalliques recouverts dès que j'en aurai de nouveau. Les photos ne sont pas terribles et mon mannequin se tient toujours aussi mal....ça rendra mieux sur moi, espérons-le. 


J'ai soigneusement refermé toutes mes coutures internes et fait le choix d'un corsage en cinq pièces, deux devant, trois dans le dos (ou une dos et deux côtés) avec des plis sur le devant uniquement pour ne pas alourdir ma taille qui est déjà bien assez conséquente. 
ci-dessous, vous voyez une couture repliée et le dessous du col, endroit où passe le ruban, j'ai cousu une minuscule doublure. 
Ci-dessous la couture des manches à l'envers, j'ai bordé avec un biais pour enfermer les surplus de couture et le surplus du passepoil. 




L'envers des poignets.


Les manches sont légèrement ouvertes avec des petites fentes, le ruban suffira à fermer et à régler, je me suis posée la question d'autres boutons mais ce sera peut-être ardu à fermer seule, je verrai à l'usage. 




Le tissu choisi est évidemment un coton blanc très fin, des passes-rubans sont anciens, ainsi que la petite dentelle choisies pour les bas de manches et le col qui est brodé de festons. 



Enfin j'ai écouté ma grand-mère et utilisé la lisière du tissu pour la fermeture devant qui ne nécessite donc pas d'ourlet et reste très légère. mes boutonnières sont brodées à la main, bien entendu. 
ET, et, et.... le passepoil des manches: 


Photos de la construction: 














Voilà pour aujourd'hui, à bientôt pour la suite. 


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